Inside All-Star Game LNB

Demenager de Bercy au Zenith pour l'edition 2014-15 du All-Star Game LNB a été un veritable defi pour nous, les organisateurs de l'evenement, parceque nous avions pris nos habitudes à Bercy depuis 12 ans avec un succès certain.

Le Zenith est une salle de spectacle donc il a fallu importer toute l'infrastructure necessaire pour faire un match de basket en commencant avec le parquet et les paniers.  Le "branding" dans la salle de Nike a été digne du ASG NBA notamment au niveau du grand rideau circulaire qui a permis la diffusion d'images spectaculaires pendant la presentation des cinqs de depart par la star du hip-hop, Big Ali.

    Sachez que le plus gros du travail se fait la veille pendant la repetition.  Nous avons d'abord rencontrer les joueurs à l'entrainment dans une salle proche du Zenith pour expliquer en detail les reglements des concours aux participants.  Pour les francais, l'entrainment a été ultra-light dirigé par Fred Brouillaud de Roanne dans l'absence de Vincent Collet.  Ca chambrait gentilment entre les joueurs qui tentaient des exploits impossibles sur chaque action pour eblouir les camarades.  J'ai vu un dunk à deux mains dans le traffic assez inhabituel d'Antoine Diot, des tirs du milieu de terrain reussis par Andrew Albicy puis des tirs des gradins reussis par Flo Pietrus et Leo Westerman.  Les shooteurs à 3 pts. etaient en grand forme, notamment le futur vainqueur, le jeune Havrais, Hugo Ivernizzi.  Quant aux dunkeurs, ils n'ont rien devoilé afin de cacher leur jeu et surtout ne pas se blesser par manque d'echauffement.

     Cette partie de la repete a duré de 16h à 19h puis nous sommes retourné au Zenith pour une repetition generale de 20h à minuit et demi sans les joueurs!  Cela va de soi qu'aprés ca, le match le lendemain semble se derouler trés rapidement, pourtant on arrive à 17h pour repartir à minuit.  Tout cela est bien necessaire pour peaufiner chaque detail d'un script ou "conducteur" qui est constitué de 70 sequences et ou il faut penser aux gens dans la salle mais aussi à la realisation telévisuelle de Canal Plus Sport.  Chaque intervention, chaque pub ou video, chaque son doit partir dans le bon timing ce qui n'est pas du tout evident.  Jongler entre les mascottes NBA, les cheerleaders de Brooklyn, Big Ali et la "squad" qui distribue les cadeaux est le role de Jamil avec qui je partage l'animation en bonne intelligence.  Je suis le "Mr. Loyal" qui presente les participants des concours et qui anime le match sur le plan sportif.  Animer à deux n'est jamais facile mais avec Jamil, nous avons trouvé un bon equillibre, je crois.

     Pour etre honnete, la repetition s'est moyennement passée à cause de problemes techniques et des manques au niveau des timings des lancements etc.  Vers minuit, la fatigue et l'enervement etaient palpables mais une repete sert à ca, justement.  Mieux vaut voir les faiblesses la veille et les corriger.  Nous avons, par exemple, beaucoup aidé Big Ali pour prononcer les noms des joueurs et leurs equipes respectives car le rappeur est plus un pur produit de Brooklyn que de Paris!  Le jour du match, il s'est bien debrouillé grace à son professionalisme et dans l'ensemble tout s'est bien passé malgré nos inquietudes de la veille.  Les concours et les animations ont été d'un trés bon niveau et le match a été serieux et passionant à partir du debut du 4eme quart-temps quand tout le monde s'est mis à defendre pour aller chercher la victoire en prolongation.  Le MVP, Adrien Moerman, a été stratospherique!  J'ai beaucoup apprecié le bon etat d'esprit des joueurs pendant les deux jours.  Le Zenith est une salle vetuste avec des vestiaires etriqués mais les joueurs ont tout accepté avec le sourire et sans caprice de diva.  

Bravo messieurs, et vivement le retour dans une salle de Bercy renovée et aggrandie dans un an!